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Au service de la sécurité des rois de France

La Garde Républicaine


La garde républicaine est issue des forces armées qui étaient responsables de la sécurité des rois de France et des services d’honneurs. Pendant longtemps, Paris avait à sa disposition un guet royal (unité de sécurité pour protéger les biens et les personnes) ayant vu le jour sous Saint Louis en 1254.





C’est en 1750 qu’il adopte le nom de Garde de Paris. En 1789, la Garde trahit le Roi et décide de se mettre au service de l’assemblée nationale. Cet événement engendre sa dissolution quelques années plus tard, en 1791. Huit divisions de gendarmerie sont alors chargée d’assurer la sécurité au sein de Paris. Il s’agit de la gendarmerie nationale parisienne.


En 1793, la gendarmerie nationale parisienne cède la place à une légion de police qui assurera la surveillance de Paris pendant trois ans. A partir de 1796, c’est la garde nationale qui veille à la sécurité des bâtiments publics.


Cette organisation est remise en question par Napoléon Bonaparte en 1802, lorsqu’il décide de créer la garde municipale de Paris, mais celle-ci disparaît en 1813 après la tentative de coup d’Etat du général Malet.


Garde Municipale de Paris

2ème Régiment de la Garde Municipale de Paris 1803 – 1808

La garde municipale de Paris est alors remplacée par la gendarmerie impériale de Paris qui sera nommée garde royale de Paris sous la Restauration, puis gendarmerie royale de Paris.


La garde municipale de Paris renaît en 1830 et récupère ses fonctions jusqu’à la fin de la Révolution de 1848, date à laquelle elle est à nouveau dissoute. C’est alors la garde civique qui prend le relais.


Cette même année, la garde républicaine de Paris voit enfin le jour par décret de Louis-Napoléon Bonaparte. A ce moment là, elle n’est composée que d’un régiment d’infanterie ainsi qu’un régiment de cavalerie. Elle rejoint la gendarmerie un an plus tard, et ses insignes lui sont remises le 14 juillet 1880.


Lors de la première guerre mondiale, elle reste affectée à la surveillance de Paris et ne participe pas aux batailles. Cependant, un tiers de ses effectifs et l’ensemble de ses officiers décident de partir au front en tant que volontaires et de rejoindre l’infanterie. C’est la raison pour laquelle son étendard et ses drapeaux sont décorés de la croix de chevalier de la légion d’honneur.


Si la garde républicaine est le dernier régiment monté (c’est à dire à cheval), c’est justement parce qu’une partie de ses effectifs a continué d’assurer la sécurité de Paris lors de la première guerre mondiale. Elle a de ce fait échappé à la mécanisation de ses équipements et a pu conserver ses coutumes et ses uniformes.


Lors de la seconde guerre mondiale, la garde républicaine est démilitarisée et placée sous la responsabilité de la préfecture de police. C’est la raison pour laquelle elle est nommée garde de Paris. Comme lors de la première guerre mondiale, certains membres de la garde décident de rejoindre le général de Gaulle et de prendre part aux combats avec les FFI lors de la libération de Paris.


En 1952, la garde de Paris prend le nom de légion de la garde républicaine de Paris. Elle participe également à la guerre d’Indochine et c’est la raison pour laquelle la croix de guerre des TOE lui est décernée.


Son nom actuel de garde républicaine lui est donné en 1978. C’est également cette même année que le régiment d’infanterie est divisé en deux unités : le 1er et le 2ème régiment d’infanterie de la garde républicaine. En 1979, le président Valérie Giscard d’Estaing donne ses nouveaux insignes à la garde et confie le drapeau au chef de corps du régiment, le Colonel Gerardin. C’est d’ailleurs lui qui décide de créer le quadrille des baïonnettes.


Aujourd’hui, la garde républicaine se reconnaît grâce à son uniforme de prestige. Elle est une figure emblématique de Paris et du défilé militaire du 14 juillet.

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